• « Comment je suis devenu chrétien » par Alain LEDAIN

    Alain LEDAIN

    En cette fin d’année 1980, j’avais presque 21 ans et je préparais ma licence de mathématiques à l’université de Lille I. J’étais convaincu de l’existence de Dieu.

    Au début de la même année, je me serai déclaré athée, mais sans réflexion. Une phrase de la chanteuse et musicienne de rock Patti Smith m’avait d’ailleurs interpelé : « Nous sommes devenus une planète sans dieu, non par décision réfléchie, simplement par oubli. Les gens ne songent plus qu’à leurs télés. » Je ne songeais pas à ma télé. D’ailleurs je me posais beaucoup de questions existentielles. J’avais tenté de trouver des réponses dans la philosophie, mais en vain.

    Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est en écoutant une symphonie de Beethoven que je fus convaincu que Dieu existait. J’en eus la certitude. Une révélation.

    C’est sans doute vers la même période que je découvris le Messie de Haendel et qu’en janvier 1981, j’en achetai un coffret de 3 disques vinyles accompagnés du livret uniquement composé de versets bibliques. Je n’avais aucune culture religieuse. Aucun a priori non plus. J’étais en recherche…

    Parallèlement, j’avais le privilège d’une famille aimante. Pourtant je souffrais de solitude. C’est ainsi qu’une affiche des Groupes Bibliques Universitaires (GBU) où il y avait ce petit bout de phrase : « un esprit de rencontre et de dialogue » m’avait amené à les rechercher… parce que je me sentais seul, parce qu’une soif spirituelle naissait en moi.

    J’en ai trouvé le stand le 8 janvier 1981 à la sortie de mon restaurant universitaire.

    J’y ai acheté un Nouveau Testament et j’y ai rencontré une étudiante, Marie-Christine, dont je me dis qu’elle n’était pas comme les autres, qu’elle avait quelque chose en plus : ce quelque chose m’attirait.

    Quand je songe à cette période, je ne peux que penser à ce verset biblique que l’on retrouve dans le Messie de Haendel : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » (Es. 9 : 2) Je me souviens avoir tressailli de joie en chantant « For unto us a child is born… » sans mesurer tout ce que cela signifiait.

    A partir de ce jour, je n’ai manqué aucune réunion des GBU, y compris celles de prière.

    La lecture du Sermon donné sur la montagne par Jésus m’avait donné l’envie d’en faire mon modèle de vie. Il y avait juste un problème : je n’arrivais pas à le mettre en pratique. Je voulais changer, mais je n’y arrivais pas ! Je voulais être humble mais je ne voyais que mon orgueil.

    C’est ainsi que le 9 février 1981, à la sortie de la réunion de prière, Marie-Christine me posa cette question : es-tu né de nouveau ? Mes lectures m’avaient appris que naître de nouveau signifiait devenir une personne nouvelle, naître spirituellement. Sur le coup, j’ai dû bafouiller mais je me souviens lui avoir répondu : « lorsque je parviendrai à changer alors je naîtrai de nouveau. » Elle me répondit : « Tu mets les choses à l’envers. Il faut d’abord que tu naisses de nouveau. Alors tu changeras. Et pour cela, il te suffit de croire que Jésus est mort à la croix pour toi, qu’il a payé pour tes péchés. » Je suis resté perplexe : c’était si simple.

    Quelques jours plus tard, lisant un traité chrétien, je compris que Dieu m’aimait. J’en fus bouleversé. Je ne me croyais pas aimable. D’ailleurs, je me disais que si l’on m’aimait, c’est parce que l’on ne me connaissait pas. C’était le cas de ma famille. Mais Dieu, Lui, me connaissait et Il m’aimait. Comment avais-je pu passer 21 ans de ma vie sans Lui, alors que Lui m’aimait en toute connaissance de cause ? Dans les larmes, je Lui ai répondu « Oui, viens dans mon cœur. » C’est alors qu’une paix profonde m’a envahi.

    Deux jours plus tard, discutant avec Marie-Christine, je mis les mots sur mon expérience : j’étais né de nouveau : J’étais « né d’en-haut », j’étais habité par l’Esprit Saint qui opéra une transformation radicale dans ma manière d’être et de penser.

    Une église, celle de Marie-Christine, avait prié pour moi, je l’appris plus tard.

    Je peux désormais m’approcher librement de Dieu, avoir une relation avec Lui. Il m’aime : ça ne dépend pas de moi. Je ne pose pas la question de savoir si j’irai au Paradis ou En enfer : je n’ai pas à « gagner ma place au Paradis » puisque le Christ l’a gagnée pour moi. Je le crois et ça suffit. Certes, ma relation avec Dieu peut avoir des hauts et des bas mais Son amour pour moi est inconditionnel. Je sais par ailleurs que le Christ m’a libéré de toute condamnation. Je veux donc l’honorer par mes actes et mes pensées.

    Mes premières expériences spirituelles, je les ai vécues dans les Groupes Bibliques Universitaires. J’y ai vécu des amitiés profondes avec des chrétiens de plusieurs confessions ou sensibilités. Parallèlement, j’ai rejoint l’église baptiste de ma ville, Anzin (dans le Nord), où je me suis fait baptiser.

    J’aime Dieu, j’aime l’Eglise (non pas seulement celle où je suis engagé mais l’ensemble de la communauté chrétienne avec sa multiplicité de clochers) et je ne me suis jamais contenté d’en chauffer les bancs. J’aime la servir. J’y ai une famille.

    Je suis imparfait mais je me sais aimé : aimé par Dieu, aimé par Sa famille. Et j’ai beaucoup reçu. J’ai ce privilège d’avoir rencontré des hommes et des femmes de grande valeur qui m’ont impacté, non seulement par leurs enseignements, mais par leur manière d’être. Je leur suis redevable.

    Si je suis critique par rapport à la société dans laquelle nous vivons, j’éprouve une grande empathie vis-à-vis de mes prochains et je ne les juge pas, je connais mes propres failles et mes propres limites.

    Ce qui me passionne, c’est de chercher le royaume de Dieu et sa justice dans tous les domaines… et d’être un homme de réseau : j’aime mettre en relation des personnes d’horizons différents et de rencontrer des personnes qui n’ont pas la même sensibilité que moi. Je crois beaucoup en à la complémentarité dans la diversité.

    Le Christ est Celui qui me motive dans mes divers engagements.

    Alain LEDAIN, février 2022

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  • Commentaires

    1
    Samedi 19 Février à 13:32
    Pepscafe

    Cher Alain,

     

    merci pour ce beau témoignage touchant et édifiant, nous invitant à regarder dans la bonne direction : Christ, le Seul Sauveur et Seigneur.

    A Lui seul la seule gloire.

     

    Affections fraternelles,

    Pep's

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