• Consumérisme - Documents complémentaires (I)

    Une première série de documents sur le thème du consumérisme.

     "L'ère du Consommateur" (Cerf) : un livre presque décisif

    Un article de Patrice De Plunkett

     La journée sans achat de novembre 2010 vécu par nos amis suisses de ChristNet

    Compte rendu sur le site de ChristNet 

    Voici un très large extrait (les gras sont de moi, Alain LEDAIN)  :

    A Berne, ChristNet a instauré une zone sans achats avec cidre chaud et biscuits, un feu finlandais, un ordinateur alimenté par un vélo et un autel du consumérisme...
    « Imagine : la frénésie acheteuse sévit, mais tout le monde a mieux à faire ! »
    Comme chaque année, la Journée sans achat s'est tenue le dernier samedi de novembre et des activistes de ChristNet ont appelé à une trêve consumériste de 24 heures juste avant les folies consuméristes de Noël.
    Une bonne douzaine d'activistes ont ainsi bravé la neige et des températures sibériennes pour offrir du cidre chaud, des biscuits et des informations quant à une consommation plus réfléchie. Objectif de l'action : boycotter pendant une journée le consumérisme ambiant et utiliser le temps ainsi libéré pour des discussions, des relations et la réflexion.
    En ce sens, un vélo a permis de générer de l'électricité pour un ordinateur qui diffusait une vidéo sur la problématique de notre économie consumériste. En outre, des feux finlandais en bois (ressource renouvelable) invitaient à se réchauffer et à palabrer.
    Par ailleurs, un « autel du consumérisme » permettait de déposer des objets afin de les « adorer correctement ». A l'appel du « grand prêtre consumériste » la « communauté » s'écria « Shop, shop ! ». Selon les organisateurs, cette performance ironique rappelle l'aptitude des biens (consommés) pour devenir l'objet d'adulations quasi religieuses. Ceci serait p. ex. le cas quand la publicité promet, à l'achat d'un produit, des récompenses existentielles comme le bonheur, la vie et la joie.
    A part des nombreuses personnes trop occupées par leurs courses, les activistes étaient réjouis par de nombreuses réactions positives : des yeux brillants, « C'est super que ça existe ! » « Noël véritable au lieu de Noël consommable ! » La plupart était d'accord : notre fièvre acheteuse va trop loin, « mais comment s'en sortir ? »

    Journée sans achats et ChristNet
    C'est pour la huitième fois de suite que ChristNet organise la Journée sans achats. Ce forum chrétien se sent particulièrement interpellé par notre tendance à accumuler toujours plus de biens, puisque la Bible, à de nombreuses reprises, appelle au contentement et au partage avec ceux qui ont moins.

    Rendez-vous sur le site d'Henrik LINDELL qui reproduit le communiqué de nos amis suisses 

     Un excellent article de Nicolas Farelly : "Je dépense, donc je suis ?"

    Tout porte à croire que le consumérisme est devenu en France une nouvelle forme de religion. Au cœur ou en périphérie de chacune de nos villes se trouve le centre commercial et, chaque jour, nous sommes des milliers à nous y rendre pour louer et glorifier le dieu du commerce, pour communier ensemble en consommant. Si le consumérisme est notre nouvelle religion, alors nos centres commerciaux sont nos lieux de culte, et notre forme de louange est l'achat...
    Lire la suite 

     Quelques pensées de Tom SINE :

    Comme nous sommes bombardés avec des messages clamant que notre identité et notre estime de soi viennent de ce que nous achetons et consommons, nous observerons un mouvement décroissant de l’engagement chez les chrétiens dans le monde entier à moins que nous décidions d’aider les gens à défier ces valeurs avec ardeur et prier pour un renouveau spirituel de notre vie de foi dans son ensemble.

    Dans son livre “MUSTARD SEED VERSUS McWORLD: Reinventing Life and Faith for the Future”, Tom Sine décrit le processus de mondialisation McWorld : « Les architectes du McWorld n’essaient pas simplement d'augmenter le commerce mondial et la libre entreprise ; ils travaillent, je crois, à redéfinir ce qui est important et ce qui est de la valeur dans la vie des gens de toute la planète afin de leur vendre leurs marchandises. »

    « Nous avons besoin de réinventer la façon dont nous vivons nos vies et dont nous agissons dans la foi ... nous devons apprendre à penser autrement (out of the box.) » (Tom SINE)

    A propos du McWorld : Dans Djihad versus McWorld, Benjamin Barber affirme que la mondialisation économique, dans sa version néolibérale actuelle, fabrique une culture médiatique et marchande uniforme, qui permet l'éclosion d'entreprises internationales hégémoniques (McDonald's et Microsoft notamment). Ce « totalitarisme économique », est englobé sous le nom de « McWorld ».
    (Source :  http://www.scienceshumaines.com/-0adjihad-versus-mcworld-0a_fr_13111.html )

     Une pensée : « Si Freud revenait en ce début de XXIème siècle, il découvrirait une société réduite à des rêves consuméristes, sans utopie ni projet. L'absence de sacré, aujourd'hui comme hier, est dévastatrice... Où est la Terre promise ? L'île d'utopie ? Le projet ? Les valeurs ? » Régis Debray, Débats, Le Monde, 11/01/2006, p8

     Une pensée : « Je perçois une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l’envie de vivre ensemble, où l’on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. ». (JP Delevoye, médiateur de la République)

     Engagement évangélique pour un style de vie simple

    Complément : Face à la crise, penser, agir, vivre autrement en démocratie

     Fatwa des pubards contre Saez et son album anti-société de consommation : ce qui les choque, c'est qu'on ose critiquer cette société !

    Le musicien Damien Saez sort un album intitulé J'accuse. L'album vise la société de consommation. Son affiche montre donc un chariot d'hypermarché contenant une bimbo : allégorie rigoureusement exacte du marketing de masse et de son ressort central, l'érotomanie. La photo est drôle ; elle est signée de Jean-Baptiste Mondino, qui explique : "j'ai voulu dénoncer une certaine obscénité de la consommation." [...]

    La consommation est la religion officielle de notre temps, et on ne plaisante pas avec une religion officielle !

    Faire une croix sur le consumérisme :

     

     La sobriété heureuse - Patrick Viveret

     Vivre ou survivre après la société de consommation : 4 scénarios à  l'horizon 2050

     La société consumériste cache le sens de la vie (Patrice De Plunkett)

    "La sérénité et l'optimisme" s'absentent parce la crise économique obscurcit l'horizon matériel ; mais notre société obscurcit aussi l'horizon spirituel. Elle a installé "de fausses valeurs et des modèles illusoires, qui promettent de remplir la vie alors qu'ils la vident"... "La culture consumériste actuelle tend à aplatir l'homme sur le présent, à lui faire perdre le sens du passé, de l'histoire ; mais, ce faisant, elle le prive aussi de la capacité de se comprendre lui-même, de percevoir les problèmes et de construire l'avenir"

     Vivez, prospérez, consommez

    Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire les désirs, à être enviés et à épater. Le bonheur que procure l'acquisition d'un nouvel objet est toujours plus éphémère, ce qui induit un sentiment d'insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l'épuisement des ressources et à l'accumulation des déchets. Derrière l'attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Des sociologues, psychologues et philosophes analysent les limites du consumérisme.

    Source : http://www.dailymotion.com/video/xdvxwi_vivez-prosperez-consommez-1-3_news


    Vivez, prospérez, consommez 1/3
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    Vivez, prospérez, consommez 2/3
    envoyé par Topoguide. - L'info video en direct.


    Vivez, prospérez, consommez 3/3
    envoyé par Topoguide. - L'info internationale vidéo.

    Un extrait du livre 99 Francs de Frédéric Beigbeder

    Frédéric Beigbeder était un publiciste de renom.

    " Je me prénomme Octave et m’habille chez APC. Je suis publicitaire : eh oui, je pollue l’univers. Je suis le type qui vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nana jamais moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop. Images léchées, musiques dans le vent. Quand, à force d’économie, vous réussirez à vous payer la voiture de vos rêves, celle que j’ai shootée dans la dernière campagne, je l’aurai déjà démodée. J’ai trois vogues d’avance, et m’arrange toujours pour que vous soyez frustrés. Le Glamour, c’est le pays on l’on n’arrive jamais. Je vous drogue à la nouveauté, et l’avantage avec la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce que les gens heureux ne consomment pas.

    Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l’a baptisée « la déception post-achat ». Il vous faut d’urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L’hédonisme n’est pas un humanisme : c’est du cash-flow. Sa devise ? « je dépense donc je suis. » Mais pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l’inassouvissement : telles sont mes munitions. Et ma cible, c’est vous."

     Une deuxième série de documents sur le thème du consumérisme

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