• La crise ! Quelles réponses séculières, quelles perspectives bibliques pour nous Dirigeants et Entrepreneurs Chrétiens ?

    Cet article a été écrit par Eric Lemaitre. Eric est engagé dans les EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens)

    ***

    Les contextes :

    L’économie par définition devrait être création de richesses dans sa dimension la moins restreinte.  

    Sa source devrait puiser dans l’entreprise créatrice d’échanges et de valeurs pour tous ceux qui en sont acteurs, dirigeants, salariés usagers et clients.

    L’entreprise acteur essentiel de l’économie est d’abord une réalité polymorphe en ce sens qu’elle apparaît sous des aspects pluriels, différents et changeants, de sorte qu’elle peut être appréhendée au travers d’une multitude de prismes complexes qui témoignent d’une diversité d’organisations, de domaines d’activité hétéroclites, de tailles allant de la TPE à l’entreprise multinationale, de statuts juridique multiples, de positionnements disparates. 

    Les entreprises sont diverses, plurielles, protéiformes mais elles sont toutes confrontées à des environnements de plus en plus complexes, partagent parfois les mêmes défis, faisant face à des dans ces dernières périodes à des mutations brutales.

    Aujourd’hui le Monde de l’entreprise dans son ensemble est confronté à une crise majeure, sans précédent. Les causes nous le savons sont multiples, elles tiennent autant aux nations dispendieuses, dépensières et insouciantes, responsables de gestions en pleine déliquescence, qu’à des jeux spéculatifs émanant des fonds de pensions. 

    A propos de ces nations dépensières qui impactent l’activité entrepreneuriale, de la croissance de l’endettement des états, Jean-Paul II observait avec beaucoup d’acuité, de lucidité et de façon quasi prophétique qu’« En intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, la gestion dispendieuse des états provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses. »

    A ce constat clairvoyant il faut ajouter d’autres raisons…Les motifs de la crise sont probablement ou également corrélées à une économie qui vit et consomme à crédit. La facilité d’obtenir des prêts pour passer au rêve immédiat a constitué sans nul doute l’une des autres variables de la crise sociale que nous sommes amenés à connaitre ce jour.

    Ainsi la recherche du gain, de l’immédiat, d’une forme de cupidité frénétique, de la possession de l’objet dans un horizon de temps le plus court possible peuvent aussi précipiter des mécanismes de crédit à bon compte, spéculatifs et d’endettement.

    Ainsi toute l’économie d’aujourd’hui se caractérise par un phénomène d’inflation forcée (que J.G. Hülsmann Professeur d’économie mort en 1973 marqué également par de très fortes valeurs spirituelles définit comme l’augmentation artificielle de l’offre de monnaie)… Une telle situation à rebours d’une société qui épargne est adossée à une augmentation artificielle de monnaie, elle réduit de facto le nombre des véritables entrepreneurs, des hommes indépendants qui opèrent sur leurs propres capitaux, leurs fonds propres, leur propre patrimoine, investissant dans leur énergie, leurs capacités, le don d’entreprendre.

    Au-delà de la crise, l’entreprise est également interrogée comme d’abord entité humaine, comme ressource humaine…

    Or force est de constater que le périmètre ou les champs des libertés au sein de l’entreprise du fait des contraintes de son environnement se réduisent, reléguant parfois les hommes au rang de simples variables d’ajustement, se traduisant souvent par des plans sociaux, un euphémisme pour ne pas évoquer des licenciements souvent vécus comme douloureux…Les variables d’ajustement résultant parfois de l’émergence de l’actionnariat dans la dimension de gestion redoutable plus rationnelle et plus exacerbée .

    L’actionnariat quand il est hélas purement spéculatif conduit à une forme froide de mise en distance de l’homme. La réussite à tout prix et ses règles définies par le devoir de rationalité, de gestion concurrentielle impose l’ajustement des moyens humains au profit de la performance et du gain. La tyrannie de ce modèle lié au pouvoir des actionnaires est focalisée ainsi sur la création de valeur pour les actionnaires. 

    Ainsi toute l’activité économique conditionnant également la vie l’entreprise est dominée le plus souvent par un environnement hostile. L’entreprise se bat au milieu d’un jeu d’obligations et de démarches normatives parfois autoritaires, de réglementations, des rythmes de production imposés par les marchés, du devoir de performance et se transforme peu à peu en en système désincarné et perd de vue sa principale ressource qui est l’homme.

    En conséquence les mutations liées à l’environnement des économies fragilisées par les crises amènent à de nombreux dysfonctionnements, ces dysfonctionnements ne s’arrangent pas avec la montée en puissance de la codification au sein de l’entreprise (la législation de plus en plus pesante, les normes), la fragmentation ou l’hyperspécialisation quelques fois des tâches, l’effacement des responsabilités individuelles se reportant sur d’autres et sur des dimensions toujours plus collectives, la multiplication d’outils formatés et artificiels du dialogue social, substitut de la rencontre, de l’échange, de l’ouverture aux autres.

    Comment de fait créer les conditions de l’épanouissement dans l’entreprise, de tous du chef d’entreprise, des salariés ? Quelles alternatives économiques sont possibles ? Existe-t-il des modèles qui prennent leur source dans une réelle dimension spirituelle et revalorise l’homme ? 

    Ainsi le talent est vain, sans l'aventure humaine et collective...Il n'y a d'enchantement que dans la dimension spirituelle, l'enrichissement croisé, partagé, fertilisé dans une communion de services que donne la capacité à un corps pleinement solidaire de se performer et d'inventer pour le bien-être de tous au-dedans et à l'extérieur...

    L’essence de cette dimension est à trouver dans les évangiles, les écritures dans leur totalité, les promesses d’une incarnation de Dieu dans la réalité entrepreneuriale…

    Réponses séculières et expériences Chrétiennes engagées pour une autre alternative en réponse à la crise

    L'argent ne fait pas le bonheur semble un constat aujourd’hui partagé, du moins au-delà d'un certain seuil. 

    L'OCDE (L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques) a fini par partager ce constat, l’économiste Jean-Philippe Cotis du même organisme concédait qu'"un surcroît de PIB par habitant, à partir d'un niveau déjà élevé, [pouvait avoir] un effet décroissant sur le bien-être".

    La situation critique des entreprises, la progression des formes d’exclusion, la dégradation des conditions de vie des classes moyennes ébranlent les bases d’une démarche de cohésion avec son lot de conflits possibles et de désordre social. Dans un tel contexte de problématiques  multiples l’économie sociale et solidaire qui regroupe un ensemble de  structures sociales, de coopérativesmutuelles, d’associations  et fonctionnant sur des principes d'égalité des personnes est-elle la bonne réponse, l’alternative face aux crises vécues… ?

    En tout cas le concept d’’économie sociale et solidaire est une tentative intéressante de réponse séculière et s’inscrit comme un modèle possible de partage et « d’égalité » à contre courant des modèles majoritairement développés, peut être une réponse possible à cette crise sociale, sociétale, économique qui est un changement total de paradigme en regard de la dimension systémique de contexte de fragilisation social que nous vivons ce jour.

    Diverses dans leurs réalités, les entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire partagent des caractéristiques qui peuvent sans doute nous interpeller utilement et révéler une dimension de réponse réellement alternative face aux modèles connus. Tout d’abord leur finalité qui s’inscrit dans la mise en œuvre d’un projet fondé sur une gouvernance démocratique et la gestion éthique ceux qui décident sont ceux qui travaillent ; « les salariés prennent ensemble les grandes décisions, selon le principe « une personne - une voix » : choix des dirigeants, orientations stratégiques, affectation des résultats ».

    Il existe également d’autres modèles économiques d’inspiration chrétienne, ces monastères formidable invention d’un modèle économique singulier, inventif, créatif qui associe les exigences d’une économie de production à celles de l’exigence évangélique, mais également dans le monde protestant les communautés Amish et mennonites dont les démarches économiques ont été fondées parfois sur un refus de la modernité ou d’une certaine vie urbaine. Les dimensions de l'entraide et de la solidarité notamment dans les communautés Amish suppléent l’absence de sécurité sociale. Ils ouvrent néanmoins des magasins en ville où l'on peut se procurer de l'artisanat amish, principalement des couvertures quiltées (patchwork), et d'autres objets d'artisanat. Ils peuvent aussi s'occuper de magasins maraîchers.

    Réflexions et perspectives bibliques, réponses à la crise.

    La crise est endémique, s’étend aujourd’hui à toute la planète, à toutes les nations riches ou pauvres, mais n’est-elle pas la résultante finalement de multiples transgressions, violations de lois fondées sur la justice, sur la miséricorde fondement d’une économie de partages.

    Sans vouloir se livrer à une exégèse fouillée et à des développements théologiques, la profondeur de quelques textes bibliques, mettent en évidence des réponses concernant l’éthique de la production, des dettes, des emprunts, de la propriété foncière, des échanges, de distribution équilibrée, de la répartition des richesses, d’exploitation même de la terre, dans une perspective d’équité, de justice sociale pour répondre aux besoins de tous et notamment des plus pauvres, des plus démunis. 

    Même le développement durable y est abordé, ce qui signifie que « rien n’est nouveau sous le soleil » et que bon nombre d’enseignements bibliques feraient bien d’inspirer les nations de ce monde….Ainsi toute culture intensive est proscrite dans le premier testament (Lévitiques 25), les israélites sont encouragés à vivre exactement comme des intendants économes, des gérants habités par l’éthique, l’amour du prochain. 

    Lorsque les textes des écritures, notamment du premier testament sont analysés, mis en perspective, apposés et comparés entre eux, nous voyons se dessiner ou poindre l’existence bien réelle, d’une économie normative (la règle biblique), un ensemble de recommandations relativement à la bonne conduite économique et de facto à la bonne gestion qui devrait découler d’une gouvernance juste de la nation.

    La lecture du Livre de Genèse évoque un épisode de crise qui plonge  toute l’Egypte dans la famine et de l’intelligence dont a fait preuve Joseph dans sa gouvernance pour organiser une réponse anticipée et préventive afin d’affronter la famine….Ce texte en référence se trouve dans Genèse 41.56.

    A la suite de l’interprétation d’un rêve, Joseph va déduire que sept années de surproduction vont précéder sept années de crise.

    Il conseille alors au Pharaon de prélever une certaine proportion sur les surproductions des récoltes emmagasinées et accumulées en Egypte (La vision des sept vaches grasses). 

    « La famine régnait dans tout le pays. Joseph ouvrit tous les lieux d'approvisionnements, et vendit du blé aux Egyptiens… »

    Joseph avait su à l’époque anticiper et avait organisé des lieux de stockage pour faire face, avait organisé la logistique de stockage, créé des lieux d’approvisionnement… Or nous voyons bien les caractéristiques d’une économie qui n’épargne plus et qui est pris en défaut par la dévastation sans précédent qu’impacte l’endettement abyssal des nations…

    Il y a une attention toute particulière que portent les écritures à la situation des plus précaires… Ainsi les écritures révèlent un véritable code de bonne gestion, de gouvernance économique… si nous lisons les textes d’Exode 23 (v. 10 à 11) et le Lévitique 25.22. Nous avons là un enseignement sur la prévention de la pauvreté. Un théologien évoque à propos de ce livre « Une  solution rationnelle que propose le livre du lévitique pour sauver la prospérité d’Israël de l’âpreté au gain, de l’avarice et de la cupidité de ceux qui savent mieux que les autres tirer profit des produits de la grâce auxquels chacun, mêmes le plus endetté, contribue et peut encore contribuer par son activité. Faute de cela, l’or s’accumule dans les coffres, le blé pourrit dans les greniers et il n’y a plus personne pour renforcer les digues le jour où la tempête menace de les emporter. ».

    Lévitique 25.22 « …Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis l'Eternel, votre Dieu »… Ce texte de Lévitique révèle l’économie normative et codifiée, l’économie juste et en quelque sorte compatissante.

    Outre la mise en Jachère des terres et la mise à disposition de ce reste aux plus démunis « tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner », le texte de Deutéronome 15 (1-2) aborde toute la dimension de la dette « 1 ...Au bout de sept ans tu feras remise. Voici en quoi consiste la remise. Tout détenteur d'un gage personnel qu'il aura obtenu de son prochain, lui en fera remise ; il n'exploitera pas son prochain ni son frère, quand celui-ci en aura appelé à l’Eternel pour remise. 2 Tu pourras exploiter l'étranger, mais tu libéreras ton frère de ton droit sur lui. Qu'il n'y ait donc pas de pauvre chez toi. Car l’Eternel ne t'accordera sa bénédiction dans le pays que ton Dieu te donne en héritage pour le posséder. »

    Il y a dans ce discours une manière pressante de ne pas fermer notre cœur à notre prochain. Dans le prolongement les écritures notamment les évangiles donnent la même exhortation et invite à pratiquer la miséricorde.

    Ainsi dans les proverbes il est à nouveau fait mention du traitement fait aux plus démunis « Celui qui opprime le pauvre pour réaliser un gain, ou qui fait des cadeaux aux riches, finira dans la pauvreté » (22.16). Deux dimensions dans ce verset qui nous sont ainsi révélées, d’une part celui qui opprime le pauvre le fait dans le but de s’enrichir encore, comme Il semble insensé de donner davantage au riche à rebours de la miséricorde.. La sanction est immédiate pour ces postures qualifiées d’absurdes, elles aboutissent à la déchéance matérielle de celui qui pratique de manière insensée de tels actes.   

    Dans le tradition de l’église et beaucoup plus tard, Basile un des docteurs de l’Eglise proscrit la pratique du prêt à intérêt, il condamne franchement une forme de cupidité, en dénonçant comme comble d’inhumanité le fait de ne point se « contenter du capital » et « de profiter de la détresse de ce qui est dépourvu du nécessaire pour recueillir, revenus et ressources… » Basile évêque de Césarée était entre autre très engagé contre la famine qui sévissait à son époque, il s’était s’inscrit littéralement dans les recommandations du lévitique 25 ; « Quand un de vos compatriotes, tombé dans la misère, ne pourra plus tenir ses engagements à votre égard, vous devrez lui venir en aide, afin qu’il puisse continuer à vivre à vos côtés….Vous agirez de cette manière même envers un étranger, un hôte résidant votre pays. Vous ne lui demanderez pas d’intérêt sous quelques forme que ce soit… Montrez par votre comportement que vous me respectez et permettez-lui ainsi de vivre à vos côtés... »

    Je suis également frappé par cette autre dimension de justice sociale très présent dans l’ancien testament, ces règles d’équité, d'égalité, de juste traitement, d’éthique sociale. Examinons ce texte étonnant d’Exodes 16 versets 14-15. " Le soir, il survint des cailles qui couvrirent le camp; et, au matin, il y eut une couche de rosée autour du camp. Quand cette rosée fut dissipée, il y avait à la surface du désert quelque chose de menu comme des grains, quelque chose de menu comme la gelée blanche sur la terre. Les enfants d'Israël regardèrent et ils se dirent l'un à l'autre : Qu'est-ce que cela ? car ils ne savaient pas ce que c'était. Moïse leur dit : C'est le pain que L'Eternel vous donne pour nourriture. Voici ce que l'Eternel a ordonné : Que chacun de vous en ramasse ce qu'il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. Les Israélites firent ainsi; et ils en ramassèrent les uns plus, les autres moins. On mesurait ensuite avec l'omer; celui qui avait ramassé plus n'avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n'en manquait pas. Chacun ramassait ce qu'il fallait pour sa nourriture. Moïse leur dit : Que personne n'en laisse jusqu'au matin."

    Ainsi l’économie normative inspiré des écritures prenant sa source dans une loi de justice, manifeste une forme de prévention contre les effets liés à l'accumulation des richesses, des phénomènes de  thésaurisation contre-productive,  d'inégalité et d’exploitation qui en résultent - "Malheur, s'écrie Isaïe, à ceux qui ajoutent maison à maison et joignent champ à champ, au point de prendre toute la place et de rester les seuls habitants du pays" (Isaïe 5, 8).  L’expropriation spéculative dont la cupidité est ici l’enjeu est clairement dénoncée, condamnée  dans les écritures.

    Cette règle d’égalité prévaut également dans le nouveau testament, ainsi nous lisons dans Romains 8.13-15 : "… Car il s'agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d'égalité : dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu'il y ait égalité, selon qu'il est écrit : Celui qui avait ramassé beaucoup n'avait rien de trop, et celui qui avait ramassé peu n'en manquait pas."

    En conséquence l’économie normative telle qu’elle est affichée et décrite dans le premier testament a également ses prolongements dans les débuts de l’église comme le confirme par ailleurs Actes 2.48… « La mise en commun des ressources, en termes de travail comme de rétribution directe ».

    La mise en commun n’est-elle pas aussi la mise en commun des talents, des intelligences. Comme nous le rappelions plus haut,  le talent est vain, sans l'aventure humaine et collective...Il n'y a d'enchantement que dans la dimension spirituelle, l'enrichissement croisé, partagé, fertilisé dans une communion de services que donne la capacité à un corps pleinement solidaire de se performer et d'inventer pour le bien-être de tous au-dedans et à l'extérieur... Ainsi cette conclusion est également à mettre en perspective avec ce texte de Corinthiens, pour faire de nos entreprises ces communautés de talent inspirées par le souffle des écritures…

    1 Corinthiens v12-27 : "Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. Si le pied disait: Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela? Et si l'oreille disait: Parce que je ne suis pas un oeil, je ne suis pas du corps, ne serait-elle pas du corps pour cela? Si tout le corps était oeil, où serait l'ouïe? S'il était tout ouïe, où serait l'odorat? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps.
    L'oeil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n'ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d'honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n'en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait, afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part."

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  • Commentaires

    1
    vergeronbruno
    Dimanche 14 Décembre 2014 à 16:41

    Ainsi toute culture intensive est proscrite dans le premier testament (Lévitiques 25), les israélites sont encouragés à vivre exactement comme des intendants économes, des gérants habités par l’éthique, l’amour du prochain.

     

    oui en effet comme cela recouvre ce qui se passe en matière de Procréation humaine . La Science procréatrice  promet de créer des êtres humains par technique de clonage  (transfert nucléaire , d'une cellule totipotente , dans un ovule é-nucléé  et sus citation de ses premières divisions nucléaires par bombardements électriques  chimiques bioniques et magnétiques )?. Si cette technique réussissait pour les végétaux ( OGM : un vaste champ de réflexion éthique en matière  chrétienne que je n'aborderai pas ici mais qu'il serait intéressant de mettre en synthèse tant le sujet est débattu intelligemment et parfois par trop idéologiquement face aux puissantes armes de la pression économique et scientifique , pour défier la thèse malthusienne dans la lutte contre la famine inexorable  qui attend l'humanité si elle ne "régule pas" sa démographie face aux ressources limités de la terre pour la nourrir ) pour les animaux ( le 1er brevet date de 1920 et la brebis Dolly a vulgarisé cette réussite méconnue par beaucoup jusque là : cela donnera des désastres dans le monde végétal dont on se gardera bien d'identifier les causes profondes : ce qui vaudrait là aussi un bel article dans le site éthique chrétienne !!  quid du vivant  sous prétexte  à l'instar des OGM  de "déshumaniser" si je puis dire  aussi l'élevage ).... on arrivait pour l'homme à un arret de la vie a la 5è mitose , comme si une présence d'âme humaine ( donc revêtue d'une âme spirituelle ou pneumatique  - pneuma en grec - donc de participation à un essence et vie divine ) empêchait cette vie d'aboutir . Mais depuis 18 mois les succès  sont dévoilés dans la presse bio - géné -  éthico  - médicale ...

    un directeur de recherche disait a ffrance culture la veille du vote à l'Assemblee Nationale qui consacrera la liberté de cloner en France en PMA ( voir alertes sur site catholiquedu.net déposées par l'Institut Nazareth  depuis plus de 10 ans et notamment les dernières de 2013  ):  "avec un embryon humain "on " arrive a créer 50 nouveaux embryons "

    Le succès biotechnologique en matière de génétique ouvre donc à une industrialisation possible de créations humaines ( sans recourir a l'union d'un homme et d'une femme ( l'ONU n'a t elle pas décrétée dans les années 90 que la grossesse était une maladie et devait etre classe comme telle dans les Ministère de la Santé de tous les pays : remarquez que les congés maternité sont des congés "maladie " ): Car ces 50 embryons -clones pourront a nouveau permettre de produite 50 autres clones de clones , et ainsi de suite .  UNE CULTURE INTENSIVE DE L ' ETRE HUMAIN

    Comment ne pas rester insensible à cette "désobéissance" vis a vis des l'ethique  vetero testamentaire au regard de cette phrase de Eric donnée en premice de ce commentaire ?

    comment poursuivre l'action de Camouflage de tous les chrétiens face a cette Transgression sans précédent qui touche cette fois à l'espèce humaine .... et ce dont elle est faite : d'ame spirituelle qui la relie directement à l'Essence divine ... qui est elle m^me profanée dans Son Acte Divin de Procréation , dans Sa Source de Création ( qui ne cesse pas au seul moment de la conception comme le révèle la doctrine et la tradition  judeo chrétienne ) : Par cet transgression la conscience humaine et la liv beté primordiale de tout homme  est atteinte , objet d'une intrusion inique et terriblement aliénante

    Jusqu'a aveugler les chrétiens pensant bien , les faire taire sur la question du clonage humain ( " il ne faut pas en parler " clamait Tugdual Derville au colloque pour la Vie a Biarritz en janvier 2012 , il n'en parlera pas aux Assises de l'Ecologie humaine il y a 8 jours ) , les faire mentir m^me ( " le clonage humain est interdit en France " martèle le site référence de bioéthique en France   genetique.org ) Bref l'aliénation et le camouflage de la plus grande transgression  ethique frappe  et s'approfondit , s'élargit laissant le champ libre aux ravages ....

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