• Sources des articles d'Alain LEDAIN - 2 -

    Sur cette page, vous retrouverez les livres qui ont en partie inspiré mes articles.

    Qu'est-ce que l'homme ? cours familier d'anthropologie - Chantal DELSOL

    Quatrième de couverture

    Ce livre tente de proposer quelques réponses à la question : « Qu'est-ce que l'homme ? » Cette question s'avère particulièrement cruciale aujourd'hui, parce que l'unité de l'espèce humaine a été et est encore remise en cause par toutes sortes de racismes ; et parce que la multiplicité des cultures, souvent source de conflits, nous convainc de chercher un fondement commun à l'humanité, sur lequel nous pourrions asseoir les modalités d'une vie commune à l'époque de la mondialisation.

    Par ailleurs, depuis plusieurs siècles, certains courants défendent l'idée selon laquelle l'homme n'est rien d'autre qu'une créature malléable que notre volonté pourrait définir et remanier. Peut-il y avoir un discours sur l'homme qui ne soit pas éminemment temporaire et aléatoire ? L'homme possède-t-il une « condition » qui ne saurait être dépassée sans que soit détruit l'être même qu'on voudrait servir ? Peut-on dire quelque chose de stable sur l'homme, valable dans le temps et dans l'espace ?

     L'âge du renoncement - Chantal DELSOL

     Chantal DELSOL, "L'âge du renoncement", Editions du Cerf © 2011

    Quatrième de couverture

    La religion, qui a irrigué la culture occidentale pendant deux mille ans, perd son influence sur tous les plans.
    La chrétienté ne se retire pas seule, mais avec elle ses fruits sécularisés, qui constituaient une architecture signifiante. Quel est le destin de notre représentation du monde à forée de cet effacement ? Certains désignent le relativisme, voire le nihilisme. qui s'instaurent dans l'oubli des référents fondateurs. Ce livre veut montrer que le nihilisme n'est qu'une brève transition, que le relativisme reflète une apparence.
    L'époque présente atteste plutôt la réinstauration de modes d'être et de pensée comparables à ceux qui précédèrent l'Occident chrétien et à ceux qui se déploient partout hors l'Occident chrétien : des sagesses et des paganismes, déjà à l'ouvre sous la texture déchirée de nos anciennes convictions. transcendantes ou immanentes. Ces sagesses se nourrissent de renoncement, lequel forme aujourd'hui l'essentielle disposition de notre esprit.
    Renoncement à la quête de la vérité, renoncement au progrès, à la royauté de l'homme, à la liberté personnelle. Les conséquences en sont, par un lent processus, le remplacement du vrai par le bien, des dogmes par vies mythe, du temps fléché par un retour au temps circulaire, du monothéisme par le paganisme ou le panthéisme, de l'humanisme de liberté par un humanisme de protection, de la démocratie par le consensus, de la ferveur par le lâcher prise.

    C'est une métamorphose radicale, et ce renoncement est un retournement, non seulement de nos pensées, mais aussi de nos modes d'être et de nos institutions. Après une histoire de deux mille ans, sous de multiples signes réapparaît l'appel à une résignation sereine dont les hommes sans Dieu n'ont jamais cessé de rêver.

     

     Ces interdits qui nous libèrent - la Bible sur le divan / Nabati, Moussa - Dervy , Paris - collection Chemins de l'harmonie - Parution :  novembre 2007

    Quatrième de couverture

    Depuis Mai 68 et son fameux slogan « II est interdit d'interdire », l'interdit, notamment religieux, se trouve fortement dénigré. Considéré comme le vestige d'une mentalité archaïque et obscurantiste, accusé de culpabiliser le plaisir et de réprimer la liberté, il a été malencontreusement chassé des domaines essentiels de la vie : gestion du corps, sexualité et éducation. Moussa Nabati, psychanalyste, démontre à travers l'examen des commandements bibliques relatifs au corps que si, en effet, l'énergie libidinale a besoin de liberté pour créer le bonheur, elle nécessite aussi la présence d'un cadre, de repères et de limites. Dès lors, contrairement à la croyance répandue, la Loi a comme rôle positif de construire le psychisme. L'interdit contient, au-delà de son apparence parfois absurde et rebutante, un sens symbolique caché, incitant l'individu à se différencier, à devenir lui-même, à bonne distance de la pulsion, de l'idéal des parents et des normes sociales.

    Il aide ainsi le sujet, en le sauvant des excès nocifs - la dépression, la perversion - à « prolonger les jours de sa vie » !

     

     

    Ressources utilisées

    Revue Christus - Accompagner l'homme en quête de Dieu

    N° 232 - Octobre 2011 - L'estime de soi

     L’estime de soi est à l’ordre du jour. Que ce soit en matière d’éducation ou au sein du travail, elle apparaît essentielle dans l’équilibre d’une personne. Mais ce contexte nous rappelle aussi que l’estime de soi est au centre de la vie spirituelle, car elle trouve sa source dans une humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais comment comprendre que les sociétés qui valorisent l’autonomie des sujets, leurs capacités d’action, soient en même temps celles dans lesquelles un nombre croissant de personnes et de groupes tendent à se dévaloriser sous le mode de la dépression ou de l’impuissance (Jean Caron) ?

    Lire la suite 

     

     Le goût de l'autre - La crise, une chance pour réinventer le lien

    Lasida, Elena
    Albin Michel , Paris
    collection Documents
    Parution : février 2011

    L'auteur est économiste et enseignante à l'Institut Catholique de Paris. Portons un regard renouvelé sur l'économie, loin des attitudes fatalistes et matérialistes. Elena Lasida nous invite à analyser nos aspirations et nos comportements. Non, l'économie n'est pas que création de richesses ! Elle est lieu de rencontres et nous sommes conviés à dépasser dans nos actes d'acheteur la seule satisfaction de nos besoins. Ce sont des actes qui entrent dans une logique de construction de société, de création, d'interdépendance des personnes et de qualité de vie. Est-ce une utopie ? Elena Lasida nous rappelle qu'un jour Martin Luther King a dit "j'ai fait un rêve" et son rêve a changé l'histoire. Alors, il nous faut rêver d'un nouveau possible : une économie de liberté qui permette un a-venir meilleur au service de chaque homme. Un livre à découvrir, un livre à méditer, un livre à vivre pour redécouvrir "le goût de l'autre".

     En savoir plus et/ou acheter

     

     

     L'homme de sable - Pourquoi l'individualisme nous rends malades de Catherine Ternynck
    Seuil, Paris Parution :  octobre 2011

     Quatrième de couverture

    Celui qui s'adresse à un psychanalyste dit toujours quelque chose de l'époque dans laquelle il vit. Celle-ci, de son côté, cherche à se faire entendre à travers la personne qui consulte. Cet essai se situe au coeur de ces interférences. À quoi se tenir ? se demande l'homme d'aujourd'hui. Depuis plusieurs décennies, le sol humain se vide de son humus ; il vire au sable. Sur ce terrain appauvri, comment prendre ancrage ? Où puiser la force de porter sa vie ? Pour comprendre cette fragilité contemporaine, Catherine Ternynck la met en perspective avec les méfaits de l'individualisme en Occident : l'idéologie de l'autonomie précoce, les métamorphoses de la famille et celles de la filiation, la sacralisation de l'enfance, la crise de légitimité rencontrée par les éducateurs, le culte de l'innocence, tout cela participe à un appauvrissement que chacun éprouve au plus ordinaire de son quotidien. Une sorte de désert gagne et nous pénètre profondément.

    L'homme de sable est le témoin d'une humanité qui tente de se frayer un passage entre deux mondes, deux époques. Il est le porte-parole d'un changement anthropologique majeur, dont ce livre prend la mesure.


     

    Cette liste non exhaustive de livres sera complétée au fur et à mesure de l'avancée des chroniques.

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